Il y a des reflets, des visages, des sourires dont on ne peut se détacher.
Il y a tant de pourquoi, tant d'exigence, tant de temps pour apprendre.
On connaît les erreurs on se contente de les oublier. On marche au fil des saisons au creux des feuilles, d'un rayon de soleil, d'une fraîcheur d'au delà, d'une douceur enfantine. Toujours en avant, toujours la tête baisser ou bien lever pour les rêveurs. Un pas lent et sur pour lui, un pas vif et soucieux pour elle. Amoureuse de demain, amante d'hier, consciente d'aujourd'hui. Un léger décalage entre eux, une fine couche de confiture au matin, un flot de mensonge pour se rechercher. Le hasard d'un soir trop noir, d'une solitude trop lourde, d'un souffle léger sur une tasse de thé acidulé à le regarder à le contempler, à l'imaginer. Une petite année faible et longue, elle se gâche à l'aimer, il l'ignore sans le vouloir. L'attente sous une pluie glaciale, un grain de souffrance sous un sourire éclatant. Elle, la plus belle liberté, Lui son plus beau barreau. C'est une atmosphère universel, présente à 500 mètre, entre deux rayons, sur une autoroute. Littéralement épuisé, banalement ressassé, relaté par toutes les bouches du quartier et finalement aimée. Il y a Elle, il y a Lui, il y a eux, et l'ignorance de ce monde, de ce jour, de cette suite, de cette fin.
Margaux.